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Appel officiel · janvier 2026

Pour une France souveraine,
juste et fidèle à ses valeurs

Ce texte est notre document fondateur, adopté à la création du groupe. Il détaille en quatre axes les demandes que nous portons. Nous le publions en entier, sans le résumer et sans l'atténuer : chacun peut le lire, le discuter et le contester.

Comment lire ce texte

L'Appel est un texte de revendication, écrit dans le registre du tract. Il exprime des positions politiques débattues dans le pays, dont plusieurs supposeraient, pour être appliquées, des modifications législatives ou constitutionnelles. Il n'a pas valeur d'exposé du droit en vigueur.

Il se lit à la lumière de notre profession de foi, qui en fixe le cadre et les limites : rejet du racisme et du suprémacisme, respect de l'État de droit et de la Constitution, égalité de traitement, refus des amalgames. En cas de doute d'interprétation, c'est la profession de foi qui prévaut.

Les quatre axes ont depuis été développés dans des textes dédiés et sourcés : la solidarité nationale et l'exécution des OQTF, la protection du domicile, le revenu agricole garanti, l'écologie citoyenne et les libertés de mobilité. Notre analyse du projet insoumis fait l'objet d'une thèse séparée. En cas d'écart de formulation, ce sont ces textes actualisés qui font référence.

Axe 1

Solidarité, logement
et maîtrise de l'immigration

Les Français se lèvent chaque matin, travaillent dur et contribuent par leurs impôts au fonctionnement du pays. Notre système de solidarité est financé par ce travail et par ces contributions. Nous voulons qu'il soit protégé, qu'il aide véritablement celles et ceux qui en ont besoin, et qu'il soit débarrassé des abus, des fraudes et des détournements — quelle que soit l'origine de leurs auteurs.

Nous défendons une politique sociale privilégiant ceux qui participent durablement à notre communauté nationale et ceux qui respectent les règles communes, dans le respect de la Constitution et des principes fondamentaux de notre République. La solidarité ne survit que si elle demeure juste, comprise et acceptée par la population.

Nous demandons que les personnes en situation irrégulière fassent l'objet de décisions d'éloignement effectivement exécutées, plutôt que de bénéficier durablement des dispositifs de solidarité nationale. Nous demandons également que l'attribution des logements sociaux soit conduite selon des critères clairs, publics et appliqués de façon égale à tous les demandeurs en situation régulière.

Fermeté envers les comportements criminels

Cette exigence s'accompagne d'une tolérance zéro envers les comportements criminels. Nous demandons que tout étranger accueilli sur notre sol qui se rend coupable de vol, de viol ou de violences graves voie son droit au séjour réexaminé et, lorsque le droit le permet, retiré. Aimer la France et respecter ses lois est un minimum pour qui veut y vivre.

Maîtriser nos frontières

Nous considérons qu'un État souverain doit pouvoir maîtriser ses frontières, déterminer sa politique migratoire et faire respecter ses décisions. Nous demandons le rétablissement de contrôles ciblés à nos frontières nationales.

Il ne s'agit pas d'empêcher les honnêtes gens ou nos voisins européens de circuler — les citoyens de l'espace Schengen doivent continuer de voyager librement — mais de stopper l'entrée des personnes en situation illégale et des délinquants qui profitent des frontières ouvertes. L'immigration doit être légale, organisée, maîtrisée et compatible avec nos capacités réelles d'accueil et d'intégration.

Pour éviter tout malentendu

Cet axe vise des situations administratives et des comportements, jamais des origines. L'origine d'une personne ne détermine ni sa valeur ni sa capacité à aimer la France. Une personne venue légalement, qui respecte le pays, ses lois et ses habitants, doit être accueillie avec dignité et respect. Les mêmes règles doivent s'appliquer à tous.

Axe 2

Patrimoine, culture
et transmission

La France est forte de deux millénaires d'histoire, d'un patrimoine exceptionnel et de traditions vivantes qu'il nous revient de protéger. Un pays qui ne sait plus d'où il vient ne sait plus où il va. Nous demandons que la préservation de notre héritage historique, culturel et architectural devienne une politique publique assumée.

Nos communes doivent pouvoir faire vivre leurs traditions populaires et leur patrimoine religieux — clochers, calvaires, croix de mission, statues de saints patrons, crèches de Noël — dans le cadre fixé par la loi et dans le respect de la liberté de conscience de chacun. Ce patrimoine appartient à l'histoire des lieux avant d'appartenir à une croyance.

Nous voulons garantir la protection des monuments commémorant notre passé : ni nos statues, ni nos plaques de rue portant des noms illustres ne devraient être retirées sans procédure démocratique et motif sérieux.

Une langue, des œuvres, un art de vivre

Notre patrimoine ne se limite pas au bâti : c'est tout un art de vivre, une langue, des œuvres littéraires et artistiques. Nous refusons que l'histoire soit effacée parce qu'elle dérange notre époque, et nous nous opposons aux tentatives d'expurger les livres du passé. Pas question de censurer Molière, Voltaire ou Hugo au motif que certaines de leurs pages choqueraient les esprits contemporains.

Étudier l'histoire ne signifie pas tout approuver. Cela signifie comprendre. Nous devons être capables de regarder notre passé dans sa totalité : ses réussites, ses héros, ses drames, ses erreurs et ses contradictions. C'est le contraire de l'effacement, et c'est aussi le contraire de l'idéalisation.

Quatre garanties que nous demandons

  1. La sécurité juridique des communes qui font vivre leur patrimoine historique et religieux dans l'espace public, dans le cadre de la loi.
  2. Le maintien des jours fériés traditionnels et la tenue libre des célébrations populaires qui les accompagnent.
  3. La protection des monuments historiques et des noms de rues ou d'écoles dédiés à des figures de notre histoire : aucun retrait sans procédure démocratique et motif sérieux.
  4. Le renforcement de l'enseignement de la langue française, de la littérature classique, de l'histoire de France et de la connaissance de nos institutions.

Nos traditions sont nos racines. Nous les arroserons.

Appel officiel — axe 2
Axe 3

Agriculture française
et souveraineté alimentaire

Une nation qui ne peut nourrir son peuple avec ses propres productions compromet sa souveraineté et son avenir. C'est pourquoi nous érigeons la défense de l'agriculture française en priorité. Nos paysans, nos éleveurs, nos viticulteurs font vivre nos terroirs et nous garantissent une alimentation de qualité : ils doivent être soutenus face à la concurrence déloyale et aux aléas des marchés mondiaux.

La commande publique comme levier

Nous demandons que les institutions publiques — cantines scolaires, hôpitaux, armées, administrations — s'approvisionnent en priorité en productions françaises et européennes répondant à nos exigences sociales, sanitaires et environnementales, dès lors qu'elles sont disponibles.

Chaque jour, la restauration collective française sert environ 7 millions de repas, pour un marché annuel de l'ordre de 20 milliards d'euros. Ce chiffre montre le levier que représente la commande publique : si cet argent reste sur le territoire, il fait vivre nos producteurs locaux, crée des emplois dans nos campagnes et renforce notre autosuffisance alimentaire.

En finir avec la concurrence déloyale

Il est anormal que des produits agricoles entrant en France ne respectent pas les normes sociales, sanitaires ou environnementales que nous imposons à nos propres paysans. Une part significative des aliments importés — les estimations disponibles évoquent un ordre de grandeur de 10 % à 25 % — ne satisferait pas les standards exigés de nos producteurs. Cette situation fragilise nos fermes, trompe le consommateur et pose un risque sanitaire.

Même règle, mêmes normes, même concurrence. Nous demandons que tout produit importé ne respectant pas nos règles soit interdit d'accès ou taxé à la frontière, et que les recettes correspondantes soient fléchées vers la défense de notre agriculture : aides à la conversion, investissements dans les circuits courts, fonds d'assurance contre les aléas climatiques.

Ce que nous y gagnons

  • En préservant les exploitations familiales, on maintient des milliers d'emplois agricoles et on lutte contre la désertification rurale.
  • Les consommateurs profitent de produits locaux plus sûrs, plus frais et tracés du champ à l'assiette.
  • Privilégier le local réduit l'empreinte carbone du transport de marchandises : fini les pommes venues de l'autre bout du monde pendant que nos vergers dépérissent.
Axe 4

Protection de nos routes
et écologie raisonnée

C'est l'axe qui nous concerne au premier chef : nous sommes des usagers de la route, et à moto, l'état de la chaussée n'est pas un désagrément, c'est un risque vital. Notre réseau routier est l'épine dorsale du pays, mais il se dégrade faute d'entretien suffisant.

Chaque jour, des milliers de poids-lourds venus du nord ou de l'est de l'Europe traversent la France pour rejoindre l'Espagne, l'Italie ou au-delà, empruntant nos axes sans y laisser autre chose que du CO₂ et du goudron abîmé. Nous demandons l'instauration d'une redevance sur les poids-lourds en transit qui ne font que traverser la France sans y apporter d'activité économique.

D'autres pays européens le font déjà : l'Allemagne, l'Autriche et la Slovénie ont mis en place depuis des années des redevances kilométriques pour les poids-lourds afin de financer leurs infrastructures. Le principe est simple et connu : utilisateur-payeur et pollueur-payeur. Chaque poids-lourd entrant sur le territoire pour le traverser serait soumis à une redevance proportionnelle aux kilomètres parcourus et à son niveau de pollution.

Les estimations disponibles situent le rendement d'une telle mesure autour de 1,2 milliard d'euros par an. Nous demandons que cette somme soit intégralement affectée, via un fonds dédié, à la rénovation de nos routes, ponts et tunnels. Fini les nids-de-poule et les ouvrages d'art délabrés faute de budget.

Une écologie qui n'empêche pas de vivre

En rendant le transit routier plus coûteux, cette mesure encouragerait les transporteurs à rationaliser leurs trajets, à éviter les voyages à vide et à recourir davantage au fret ferroviaire ou fluvial. Moins de camions en pure traversée, c'est moins de congestion, moins de particules fines dans l'air de nos vallées, et une moindre contribution au réchauffement climatique.

C'est aussi une question de justice : aujourd'hui, le coût de la pollution et de la dégradation des chaussées est assumé par la collectivité, tandis que les transporteurs internationaux passent sans payer l'addition. Chacun doit contribuer à hauteur des dommages qu'il cause.

Mais nous voulons une écologie réaliste, qui protège réellement l'environnement sans transformer systématiquement les automobilistes, motards, artisans, travailleurs ruraux ou habitants des territoires périphériques en coupables. Le produit de cette redevance doit financer des routes plus sûres — et donc des motards qui rentrent chez eux — ainsi que des aménagements concrets : aires de covoiturage, bornes de recharge, murs anti-bruit végétalisés.

En conclusion

Une seule idée

En défendant nos routes, nos fermes, nos clochers et nos frontières, c'est toujours la même idée qui guide notre action : remettre la France en ordre et au service des Français.

Notre projet est global et cohérent. Il s'agit de redonner la priorité à notre peuple dans tous les domaines : sécurité, identité, prospérité. À chaque problème, nous apportons une réponse de bon sens, ambitieuse et enracinée dans l'intérêt national. Oui, nous sommes engagés et militants, parce que l'amour de la France et de son peuple exige cette énergie.

Avec humanité mais fermeté, nous voulons bâtir une France fière, prospère, maîtresse de son destin. Ensemble, relevons la tête et défendons ce qui fait de la France une nation unique au monde.