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Charte de bonne conduite

Ce que l'on s'engage
à tenir

Nous rejoindre demande une adhésion — 25 € par année civile, sans qu'aucun véhicule soit exigé — et une chose de plus, une seule : que vous teniez ce qui suit. Cette charte n'est pas une déclaration d'intention : c'est le contrat moral du groupe, et le socle de ses sanctions.

Annexée au règlement intérieur · Opposable à tous les membres sans distinction · Adoptée le 5 septembre 2026

Préambule

Pourquoi une charte
plutôt qu'une cotisation

Un groupe dont l'appartenance s'achète recrute des clients. Nous voulons des compagnons de route. C'est pourquoi le soutien reste gratuit pour qui le souhaite, et pourquoi ce que nous exigeons vraiment ne se paie pas : la cotisation de 25 € finance l'action de l'Association — assurance, déplacements, impressions, écussons — elle n'achète aucune place et n'ouvre aucun droit sur la conduite de chacun.

Une charte a un avantage qu'un règlement n'a pas : elle est publique. Chacun peut lire avant d'entrer ce à quoi il s'engage, et chacun — y compris à l'extérieur du groupe — peut vérifier si nous nous y tenons. Quand l'un de nous porte nos couleurs ou parle en notre nom, il engage tout le monde. C'est une fierté et une responsabilité, dans cet ordre.

Cette charte s'applique à tous sans distinction : à ceux qui roulent comme à ceux qui ne roulent pas, aux anciens comme aux nouveaux, à ceux qui coordonnent comme aux derniers arrivés. Personne n'y échappe par ancienneté ou par fonction.

Article 1

Solidarité et fraternité

C'est l'ADN du monde motard, et c'est le premier article parce que c'est le plus important.

  • On ne laisse personne au bord de la route. Un membre en panne, au sol, en difficulté matérielle ou en difficulté tout court n'est jamais laissé seul — quelle que soit l'heure, quelle que soit la distance, et sans qu'il ait à le demander deux fois.
  • L'entraide est sans condition et sans comptabilité. On ne tient pas le registre de ce qu'on a donné. Ceux qui le tiennent n'ont rien compris à ce qu'ils ont rejoint.
  • Le respect est dû à chacun dans le groupe, quels que soient son âge, son ancienneté, ses moyens, son métier, son origine ou sa machine — s'il en a une.
  • Les désaccords se règlent en face. Pas dans le dos, pas en commentaire, pas par messages interposés. On peut être en désaccord violent sur une idée et se serrer la main ensuite. C'est même exactement ce qu'on attend.
Article 2

La ligne rouge

Il n'y a qu'une ligne rouge, mais elle ne se discute pas.

Ce qui entraîne la mise à l'écart immédiate et l'exclusion

  • Tout propos ou comportement raciste, antisémite ou suprémaciste.
  • Toute idéologie fondée sur une prétendue supériorité ethnique, religieuse ou raciale.
  • Toute haine visant une personne à raison de son origine, de sa confession ou de ce qu'elle est.
  • Tout appel, apologie ou recours à la violence.
  • Toute participation, sous nos couleurs, à une action illégale ou à une manifestation non déclarée.

Sans avertissement préalable, sans procédure de rattrapage, et que les faits aient eu lieu sous les couleurs ou en dehors. Nos convictions sont fermes et nous les défendons sans complexe ; elles n'ont jamais eu besoin d'un ennemi désigné pour exister. Notre patriotisme se définit par ce qu'il aime, jamais par ce qu'il déteste.

Un membre qui franchit cette ligne ne se discrédite pas seulement lui-même : il fait tomber d'un coup tout ce que le groupe a construit en documentant ses positions. C'est pourquoi la mise à l'écart est immédiate.

Une précision de méthode, et non de fermeté

La mise à l'écart prend effet le jour même, prononcée par le président : le membre est retiré des espaces de l'Association et ne peut plus paraître sous ses couleurs. L'exclusion définitive est prononcée ensuite, après que l'intéressé a été mis en mesure de s'expliquer dans un délai de huit jours.

Cette formalité n'adoucit rien : elle empêche qu'une exclusion méritée soit annulée pour vice de forme. Une exclusion prononcée sans avoir entendu l'intéressé peut être annulée par le juge, et l'Association condamnée à le réintégrer — exactement le résultat inverse de celui recherché. Voir la procédure complète.

Article 3

Le débat, et comment
on le mène

  • On combat des idées par des idées. Jamais des personnes. Un contradicteur n'est pas un adversaire à humilier, c'est quelqu'un à convaincre — ou dont on n'arrivera pas à bout, ce qui arrive aussi.
  • On ne ment pas, même quand cela arrangerait. Un chiffre exagéré, une citation tronquée, un fait inventé : cela se retourne toujours, et cela fait tomber avec lui tout le reste du dossier. Nos textes reconnaissent les faits qui ne vont pas dans notre sens ; nos membres doivent en faire autant.
  • On n'insulte pas. Une critique factuelle est plus forte qu'une invective, précisément parce qu'on ne peut pas la disqualifier : il faut y répondre.
  • On accepte que d'autres Français pensent différemment. C'est le principe même de ce que nous défendons.

Cette exigence vaut aussi — et surtout — sur les réseaux sociaux, où l'on écrit vite et où l'on regrette lentement. Voir l'article 5.

Article 4

Sur la route

Cet article s'applique à ceux qui roulent, lors des sorties du groupe. Les membres qui ne roulent pas ne sont évidemment pas concernés — mais tous doivent savoir comment le groupe se comporte quand il est sur la route.

  • Respect du code de la route. Sans exception et sans discussion. Un groupe de motards qui roule mal donne raison à tous ceux qui veulent nous restreindre — et ruine les arguments que nous portons par ailleurs sur la mobilité.
  • Ni alcool, ni stupéfiants. Avant de rouler, aucun. Ce n'est pas négociable et cela ne se plaide pas.
  • Le road captain décide. Itinéraire, allure, formation, arrêts. On ne discute pas en roulant. Les remarques se font au café, à l'arrêt, et elles sont écoutées.
  • Briefing avant chaque départ, formation en quinconce, et personne n'est laissé derrière.
  • Machine en état et assurée. Rouler sur une machine dangereuse, c'est mettre en danger toute la formation, pas seulement soi-même.
Article 5

La parole publique
et les réseaux

  • Seul le porte-parole s'exprime au nom du groupe. Chacun reste entièrement libre de ses opinions personnelles, à une condition : ne jamais les présenter comme la position de Motards Patriotes.
  • Sur nos espaces en ligne, on tient le même niveau que dans nos textes. Un commentaire haineux publié sous le nom du groupe, ou par un membre identifiable comme tel, engage le groupe entier. L'article 2 s'y applique intégralement.
  • On ne relaie pas ce qu'on n'a pas vérifié. Partager une fausse information par enthousiasme fait autant de dégâts que la fabriquer.
  • Face à la presse, on renvoie vers le porte-parole. Nous répondons à tout le monde, y compris aux médias qui ne partagent pas nos idées — et c'est précisément pour cela que la réponse doit être une et cohérente.
Article 6

Les couleurs

Porter le patch est facultatif. Le porter engage.

  • Jamais en état d'ivresse, jamais dans un contexte de violence, jamais lors d'une manifestation non déclarée.
  • Les couleurs ne se prêtent pas et ne se revendent pas. Elles sont remises à une personne, pas à un porte-manteau.
  • Un membre exclu rend ses couleurs. Sans discussion.
  • Le patch n'ouvre aucun droit supplémentaire. Un membre sans écusson a exactement la même voix, la même place et la même considération.
Article 7

Dans l'isoloir,
vous êtes seul

Personne, dans ce groupe, ne vous dira jamais pour qui voter.

Nous sommes un groupement politisé et nous l'assumons : nous portons des positions, nous interpellons les candidats, nous publions leurs réponses, et nous pourrons soutenir publiquement une candidature alignée avec nos principes. Mais une position collective n'est jamais une obligation individuelle.

Un membre peut être en désaccord avec telle ou telle de nos propositions et rester pleinement membre. Il ne peut pas, en revanche, être en désaccord avec les articles 1 et 2 de cette charte : ceux-là ne sont pas des propositions, ce sont les conditions d'appartenance.

Article 8

Manquements
et sanctions

Article 2 — ligne rouge Mise à l'écart immédiate, sans avertissement préalable, puis exclusion après recueil des observations. Restitution des couleurs et de la broche.
Article 5 — parole non autorisée Mise à l'écart immédiate, puis exclusion après recueil des observations.
Autres articles Échange direct avec le bureau, puis avertissement écrit. En cas de répétition ou de gravité particulière, exclusion.
Non-paiement de la cotisation Relance, puis radiation de plein droit trente jours après. Ce n'est pas une sanction disciplinaire et cela ne fait pas obstacle à une nouvelle adhésion.
Procédure La personne concernée est informée des faits par écrit et dispose de huit jours pour s'expliquer. Elle peut se faire assister par un membre. La décision est prise par le conseil d'administration, notifiée par écrit et motivée.
Recours Toute personne exclue peut demander le réexamen de son cas dans le mois ; la demande est examinée collectivement.

Nous préférons dire tout cela à l'avance plutôt que de l'improviser un jour de crise. Un groupe qui n'a pas écrit ses règles finit toujours par les appliquer au hasard des affinités.

Engagement

Ce que vous signez

Je m'engage à respecter la charte de bonne conduite de Motards Patriotes, dans son esprit comme dans sa lettre.

Formule d'engagement

Rien d'autre. Pas de permis à produire, pas de machine à montrer. Une parole donnée, et la volonté de la tenir.

Cette charte est annexée au règlement intérieur, dont elle forme le titre III. Elle est remise en deux exemplaires signés : un pour l'Association, un pour vous.