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Notre patriotisme

Les trois piliers

La profession de foi dit ce que nous voulons. Cette page dit sur quoi nous nous appuyons pour le vouloir : la définition exacte du mot « patriote », telle que nous l'entendons et telle qu'elle engage chaque membre.

Le patriotisme est un sentiment partagé d'appartenance à un même pays. Il renforce l'unité sur la base de valeurs communes, il conduit à ressentir de l'amour et de la fierté pour sa patrie. Le patriote est fier de son drapeau. Il ne rejette pas l'étranger : il aime ceux qui viennent dans un esprit positif, dans le respect des règles, des lois et de l'histoire du pays qui les accueille. Le patriote n'est ni raciste, ni nationaliste, ni suprémaciste. Ce sont des notions qu'il rejette avec force et qu'il combat.

Trois piliers caractérisent ce patriotisme démocratique et humaniste. Ils forment la charte morale du groupe : on peut rejoindre Motards Patriotes en étant en désaccord avec telle ou telle de nos demandes politiques ; on ne peut pas nous rejoindre en étant en désaccord avec ce qui suit.

Premier pilier

Attachement à la terre natale
et aux institutions

Le patriotisme repose sur un double ancrage : l'un est émotionnel et géographique, l'autre est civique et politique.

  • La terre natale — le sol. Une affection spontanée pour le cadre de vie, les paysages, la langue, la culture, les traditions, l'histoire partagée. Cet amour s'apparente à une gratitude envers le milieu qui nous a vus grandir et qui a façonné notre identité.
  • Les institutions — le contrat social. Le patriote n'aime pas seulement son pays pour sa beauté physique, mais pour les règles qui l'organisent. Il est attaché aux institutions républicaines et démocratiques — le Parlement, la justice, la Constitution — parce qu'elles garantissent la paix civile, l'égalité des droits et le bien commun.
  • Le civisme actif. Cet attachement se traduit par des actes concrets : voter, payer ses impôts, respecter les lois, s'impliquer dans la vie de sa communauté, demander des comptes aux dirigeants politiques pour préserver l'intégrité de la nation.
Deuxième pilier

Respect des libertés
et ouverture aux autres

Contrairement au nationalisme, qui exige souvent une uniformité culturelle ou ethnique stricte, le patriotisme républicain est intrinsèquement lié aux droits humains universels.

  • Le patriotisme constitutionnel. Théorisé notamment par Jürgen Habermas, ce concept postule que la loyauté d'un citoyen va d'abord aux principes de liberté et de justice inscrits dans la Constitution, plutôt qu'à une identité de sang ou de race. Protéger la patrie, c'est donc avant tout protéger les libertés fondamentales — expression, conscience, culte — de tous ses habitants.
  • L'inclusion et la diversité. Le patriote reconnaît que la richesse de sa nation réside aussi dans sa diversité. L'amour de sa propre culture n'implique pas le mépris des autres. Une société démocratique forte est capable de s'ouvrir sur l'extérieur et de s'enrichir des échanges internationaux sans craindre de perdre son identité.
Troisième pilier

Aucune volonté de domination

Le patriotisme est un sentiment essentiellement défensif et pacifique, qui fonctionne sans avoir besoin de se fabriquer des ennemis.

  • Une fierté sans comparaison. Pour le patriote, son pays est estimable pour ce qu'il est, pour ses réussites et ses valeurs. Il n'éprouve pas le besoin de proclamer que sa nation est supérieure aux autres. Toutes les nations et tous les peuples sont considérés sur un pied d'égalité.
  • La recherche de relations amicales. Sur la scène internationale, le patriotisme privilégie la coopération, la diplomatie et le respect du droit international. Il ne cherche ni à envahir, ni à coloniser, ni à imposer une hégémonie économique ou culturelle.
  • L'exercice de l'esprit critique. Parce qu'il cherche sincèrement le bien de son pays, le patriote est capable de reconnaître les erreurs passées ou présentes de sa nation — inégalités, injustices, dérives historiques. Il accepte la critique constructive et cherche à améliorer la société, contrairement au nationalisme aveugle qui refuse de voir les défauts de sa propre patrie.